En Charente, comme dans tous les hôpitaux de France, le CHU a l'obligation de mettre en place des mesures de protection pour répondre à un éventuel cas de maladie à virus Ebola
En octobre 2014, à l'hôpital de Cognac, un patient apparemment atteint de la maladie à virus Ebola s'est présenté. Les infirmiers, inquiets, le prennent en charge et prennent également les mesures nécessaires afin de n'avoir aucun contact avec autrui. L'individu est soumis à un questionnaire pour que les infirmiers soient informés sur les conditions dans lesquelles il se trouvait avant sa contamination. Suite à ce questionnaire et aux examens cliniques réalisés, les médecins et infirmiers peuvent établir la source de la contamination. Le cas s'avère positif, le patient est bien atteint d'Ebola. Pas de panique, c'était une simulation !
Appeler le 15
La France et tous ses hôpitaux, notamment celui de Bordeaux, sont dans l'obligation de posséder toutes mesures de prévention face à un éventuel cas de la maladie à virus Ebola. En effet, en Aquitaine, dans la capitale régionale, Bordeaux, on est apte à recevoir un individu ayant le virus car les patients atteints de ce virus ne seront jamais soignés au CHU de leur ville et seront donc transférés à celui de Bordeaux. Il est recommandé d'appeler le 15 et de rester chez soi pour limiter la contamination. Une équipe du Samu, un médecin, un infirmier et un ambulancier se rendent au domicile du patient ; sur place, le médecin se charge de l'examen clinique et du questionnaire avec le patient en présence de ses proches. Le questionnaire fait trois pages et permet de savoir si l'individu a eu une exposition à un risque ces derniers temps. Les résultats sont communiqués à l'ARS et à l'INV (l'institut de veille sanitaire) en région. C'est à ces instances d'exclure ou de valider un cas possible. Si le cas est avéré, il faut d'urgence limiter les contacts. Pour son évacuation vers Bordeaux, le patient sera mis dans un véhicule totalement bâché, seul le médecin et l'infirmier interviendront auprès de celui-ci. Il sera enveloppé dans une housse et portera un masque chirurgical. Une fois arrivé, il sera déposé sur un brancard à pression négative. Le médecin et l'infirmier devront procéder à un déshabillage qui consiste à retirer tout matériel en contact avec le patient, à l'introduire dans une cuve d'eau de javel pendant 30 minutes avant de suivre la procédure d'incinération de déchets hospitaliers.
(Ebola virus / commons.wikimedia.org)
Selon les derniers chiffres de l’OMS, l’épidémie d’Ebola a atteint 16 119 personnes et en a tué 6 928 dans les trois pays les plus touchés, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Le Liberia est toujours le pays qui cumule le plus de cas, mais le rythme de progression du virus a ralenti dans ce pays, tandis que de nombreux cas apparaissent en Sierra Leone. En Guinée, le rythme de l’épidémie est irrégulier. Globalement, la progression du virus a été moins rapide en novembre que les mois précédents, et le bilan actuel est moins lourd qu’on ne le craignait en septembre. Mais l’épidémie n’est toujours pas contrôlée, et l’OMS juge que les chiffres officiels sont sous-estimés.
Sonia V., Nina P., Seconde 7
(Article rédigé en novembre 2014)